Compagnie de Chasse

de Bure & Hunolstein

  • Début novembre, j’ai été consulté par Mme Lysiane SPATARO, adjointe à la Mairie de TRESSANGE qui désire édité un article sur la chasse dans le bulletin communal de fin d’année.  L’article est recopié ci-dessous afin de pouvoir le lire, le tout animé de quelques photographies.

    Le but et de mieux faire connaitre la chasse aux administrés de la commune.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    La chasse, un sujet grandeur nature !

    Autrefois, traditionnellement le trois novembre, on fêtait le grand Saint-Hubert, patron des chasseurs. Une bonne occasion pour inviter, Monsieur KLEIN, Président de la compagnie « Chasse de Bure et Hunolstein » à parler de sa passion.Chasseur depuis près de quarante ans, intarissable  sur le sujet, il s’est prêté au jeu des questions, en toute transparence.

    Locataire du lot n° 2 qui représente environ 320 hectares, il reverse chaque année dans les caisses communales la somme de 5 045 euros selon le principe de l’adjudication. À sa charge s’ajoutent 12% du prix de la location ainsi que 1 200  euros supplémentaires pour les dégâts causés par les sangliers soit une somme annuelle de 7 500 euros. C’est onéreux mais quand on aime…

    S’il s’adonne à cette pratique c’est explique-t-il, dans un souci de gérer au plus juste le patrimoine animalier car, il n’y plus dans notre région de prédateurs naturels comme l’ours ou le loup. Les chevreuils sont ainsi régulés grâce à un plan de chasse précis : nombre et âge des animaux à abattre par hectare (par exemple 1 chevreuil à tirer pour 15 hectares = 8 à Bure par saison de chasse), sexe ratio entre mâles et femelles.

    Seul  le sanglier n’obéit pas à ces quotas car c’est un nuisible, il est chassé toute l’année. La laie peut mettre bas 7 à 8 petits par an alors que la chevrette n’en porte qu’1 ou 2. Le renard est également un animal traqué : certes, il nettoie la forêt mais il est aussi porteur de maladies comme la rage et l’échinococcose qui transmises à l’homme peuvent engager le processus vital. En 2015, 34 spécimens ont été abattus dans la plaine buroise.

    Le petit gibier comme la perdrix, le lièvre ou le faisan se fait beaucoup plus rare car le manque de couvert, le climat, les engrais et les pesticides leur sont fatals. Le biotope n’est malheureusement plus adapté même pour les animaux d’élevage relâchés par les chasseurs et nourris par leurs soins. Ils ne survivent pas davantage. Les déchets non alimentaires jetés par des individus peu scrupuleux sont également mortifères pour les animaux. C’est pour cela que régulièrement, les chasseurs, écologistes au vrai sens du terme, nettoient les chemins et les sous-bois des ordures qui les souillent.

    Soucieuse de maintenir un équilibre naturel et de respecter la période de gestation et de mise à bas, la chasse ne se pratique pas toute l’année. Du 15 avril à fin septembre, c’est la période d’affût dans les miradors situés à des endroits stratégiques. Dès le 15 mai les brocards sont chassés et le 23 Août c’est l’ouverture officielle. Ensuite les battues, avec ou sans chiens mais toujours avec rabatteur prennent le relais du deuxième samedi d’octobre au 1er février, date de fermeture.

    En juillet, la forêt devient alors le terrain de jeux sonore des femelles qui appellent les mâles qui s’affrontent tout aussi bruyamment avec leurs congénères pour posséder un territoire ou être le meilleur reproducteur. On peut entendre ces « chants » à l’aurore ou au crépuscule si on aime s’aventurer dans les profondeurs des bois qui appartiennent à tous.

    Pourtant promeneurs  et chasseurs ne font pas toujours bon ménage, les premiers reprochant aux seconds leur passe-temps meurtrier ou le manque de signalétique sur les actions de chasse en cours.

    La sécurité est pourtant un maitre-mot tant sur la réglementation, les périmètres de tir dans les parcelles, que sur le permis et le port d’armes, déchargées le plus souvent possible.

    Respectueuse des traditions, la chasse séduit encore et toujours. Elle a son langage, ses codes et ses rituels ancestraux auxquels personne ne déroge : le « cercle » avant le départ annoncé par un coup de trompe, le chef de ligne qui doit gérer ses tireurs, le rabatteur désigné parmi eux, l’honneur au gibier mort, le repas convivial qui, en fin d’après-midi va clôturer une journée au grand air. Le soir, la venaison est répartie entre les chasseurs. Elle peut  également, le cas échéant être vendue à des particuliers, des restaurateurs ou des professionnels de la viande grâce à une fiche de suivi qui en assure la traçabilité.

    Passionné, impliqué, convaincu, Laurent KLEIN aime parler son hobby en parfait connaisseur mais est-il pour autant convainquant ?

    Tant que la Terre tournera, il y aura toujours des défenseurs et des détracteurs pour débattre et s’opposer.

    La chasse reste néanmoins  le 3ème le passe-temps favori de plus d’un million de Français après le football et la pêche, des hommes à 98 % dont la moitié a moins de 55 ans.  Issus de tous les milieux, les chasseurs jouent un rôle important dans les communes françaises et s’impliquent notamment dans la préservation de l’environnement, de la nature ainsi que la préservation de l’héritage de la tradition rurale.

    Vous souhaitez en savoir plus, consultez le site :

    « Compagnie de chasse de Bure et de Hunolstein ».

     

     

     

     

  •  » T inquiète  »

    Ils l’ont dit devant témoins.

    Nos deux compères, JOC et RENZO, s’étaient engagés à

    terminer le mirador sur roues dit

     » Papa Roulette  » transféré à la fin de l’été dans la plaine

    de BURE, secteur Vatier.

    Fortement invités par le président à le terminer avant les premières battues,

    il a fallut leur forcer la main et les menacer de chasser aux battues avec une

    visseuse en gage de fusil pour les motiver un peu.

    Enfin avec un coup de main de quelques collègues, c’est chose faite.

     » Papa Roulette est installée  »

    Comme quoi il ne faut pas toujours s ‘inquiéter.

    Bravo